DPE au Faubourg du Vigan à Albi : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Faubourg du Vigan à Albi, les 1 177 DPE géolocalisés décrivent un quartier largement composé d’appartements et de bâtiments anciens. La part de logements classés F ou G y atteint 4,6 %, contre 7,1 % dans l’ensemble de la ville, mais cet écart ne résume pas toutes les performances du quartier.

DPE au Faubourg du Vigan à Albi : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers — Albi

Le profil énergétique du Faubourg du Vigan repose sur 1 177 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 14 053 DPE analysés à Albi. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur ancienneté et leurs étiquettes, sans prétendre dresser un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Elles font apparaître une association importante pour comprendre le secteur : un bâti majoritairement ancien, une nette prédominance des appartements et une proportion de passoires énergétiques inférieure à celle de la ville. Pour interpréter cet ensemble, il faut distinguer l’âge des constructions, la consommation rapportée à la surface et le coût énergétique annuel estimé. Ces indicateurs apportent des éclairages complémentaires, mais ne se substituent pas au DPE propre à chaque bien.

Un bâti majoritairement antérieur à 1948, surtout en appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Faubourg du Vigan)Part du quartier
A181,5 %
B453,8 %
C56347,8 %
D36130,7 %
E13611,6 %
F403,4 %
G141,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Faubourg du Vigan (Albi).

La période de construction dominante est celle d’avant 1948 : elle représente 59,0 % des diagnostics du Faubourg du Vigan, contre 32,8 % à l’échelle d’Albi. Plus largement, 77,7 % des logements diagnostiqués dans le quartier ont été construits avant 1975. Le secteur présente donc un profil nettement plus ancien que celui de la ville sur le critère d’avant 1948. Les maisons individuelles ne représentent que 9,4 % de l’échantillon local, le reste correspondant à des appartements. La surface médiane de 45 m², contre 62 m² dans la ville, complète ce portrait. Ces éléments ne renseignent toutefois ni sur les matériaux de construction ni sur les travaux réalisés. L’ancienneté du bâti ne permet donc pas, à elle seule, de déduire l’étiquette énergétique d’un logement.

Les étiquettes C et D dominent les 1 177 DPE du quartier

La lecture des étiquettes montre que la classe C est la plus représentée, avec 563 diagnostics, devant la classe D, qui en compte 361. Le profil du quartier ne se résume donc pas à son ancienneté : malgré la forte présence de constructions antérieures à 1948, les étiquettes F et G restent minoritaires dans l’échantillon. Elles concernent 54 logements, soit 4,6 % des diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B sont également moins présentes que les classes C et D. Cette répartition décrit une diversité de situations énergétiques au sein du même secteur. Elle ne permet pas d’identifier les causes de chaque classement, faute d’informations fournies sur l’isolation, les équipements, les travaux ou les caractéristiques détaillées des bâtiments.

  • Classes A et B : 18 diagnostics portent l’étiquette A et 45 l’étiquette B. Ces deux catégories sont présentes dans le quartier, sans constituer le cœur de la répartition observée.
  • Classe C : avec 563 diagnostics, elle est la plus fréquente. Cette prédominance constitue un repère local, mais elle ne préjuge pas du classement d’un appartement ou d’une maison en particulier.
  • Classes D et E : elles regroupent respectivement 361 et 136 diagnostics. Leur présence rappelle que les performances ne sont pas homogènes, même dans un quartier où la classe C domine.
  • Classes F et G : 40 diagnostics sont classés F et 14 sont classés G. Les 54 logements concernés forment la catégorie des passoires énergétiques utilisée dans cette analyse.

Moins de passoires qu’à Albi, mais une consommation médiane proche

Le Faubourg du Vigan présente une part de passoires énergétiques de 4,6 %, inférieure aux 7,1 % observés dans l’ensemble d’Albi. Ce résultat est notable dans un secteur où la proportion de constructions d’avant 1948 atteint 59,0 %, contre 32,8 % pour la ville. Il ne suffit cependant pas à conclure que tous les indicateurs énergétiques du quartier sont meilleurs. La consommation médiane y est de 184 kWh/m²/an, contre 183 kWh/m²/an à l’échelle communale : les deux valeurs sont très proches, celle du quartier étant légèrement supérieure. La proportion de F et G et la consommation médiane mesurent des aspects différents. La première décrit la présence des étiquettes les moins favorables ; la seconde donne un repère central de consommation rapportée à la surface.

Un coût énergétique médian de 882 € à lire avec les surfaces

Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 882 € dans le quartier, contre 1 074 € pour l’ensemble d’Albi. Cet indicateur doit être rapproché de la surface médiane, qui est de 45 m² au Faubourg du Vigan et de 62 m² dans la ville. Un coût annuel médian inférieur ne démontre pas, à lui seul, une meilleure performance par unité de surface, puisque la consommation médiane atteint respectivement 184 et 183 kWh/m²/an. Les logements du quartier ont une surface médiane plus petite, ce qui constitue une différence importante pour lire les montants annuels. Les données agrégées ne permettent toutefois pas d’isoler l’effet de la surface sur le coût. Elles ne permettent pas non plus de reconstituer le budget énergétique d’un logement précis à partir des seules médianes.

  • Pour comparer les consommations, conserver la même unité : 184 kWh/m²/an dans le quartier et 183 kWh/m²/an dans la ville. Cette lecture évite de confondre consommation rapportée à la surface et montant annuel estimé.
  • Pour interpréter les coûts, garder ensemble les deux repères locaux : 882 € de coût énergétique annuel médian estimé et 45 m² de surface médiane. Il s’agit de médianes distinctes, pas nécessairement des caractéristiques d’un même logement.
  • Pour examiner un bien, partir de ses propres données plutôt que lui attribuer les valeurs du quartier. Les 1 177 diagnostics constituent un contexte de comparaison, non une estimation individuelle de consommation ou de dépenses.

Vendre ou louer : utiliser le profil du quartier sans généraliser

Pour préparer une vente ou une location au Faubourg du Vigan, ces résultats servent avant tout à situer un bien dans son environnement énergétique. Un logement classé C appartient à la catégorie la plus représentée, avec 563 diagnostics, tandis qu’un logement F ou G relève d’un groupe minoritaire de 54 logements. Cette situation justifie de présenter clairement l’étiquette propre au bien et ses estimations, sans s’appuyer uniquement sur la moyenne locale. Pour un acquéreur ou un futur locataire, le coût énergétique estimé mérite une lecture attentive aux côtés de la surface et de la consommation. Pour un propriétaire, les données du quartier peuvent aider à contextualiser les échanges, mais elles ne démontrent ni une incidence sur la valeur de vente ni une facilité particulière de location.

Questions fréquentes

Le bâti ancien du Faubourg du Vigan est-il nécessairement mal classé au DPE ?

Non, les données ne permettent pas cette généralisation. Les constructions d’avant 1948 représentent 59,0 % des diagnostics, mais l’étiquette C est la plus fréquente, avec 563 DPE. Les classes F et G concernent 4,6 % de l’échantillon. Ces résultats montrent qu’un quartier ancien peut présenter des classements variés, sans expliquer les performances de chaque bâtiment ni prouver l’existence de rénovations.

Le Faubourg du Vigan est-il plus performant que l’ensemble d’Albi ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Le quartier compte proportionnellement moins de passoires énergétiques : 4,6 %, contre 7,1 % dans la ville. En revanche, sa consommation médiane de 184 kWh/m²/an est très proche des 183 kWh/m²/an d’Albi. Son coût annuel médian estimé est inférieur, mais sa surface médiane l’est aussi. Il faut donc éviter un jugement global fondé sur un seul chiffre.

Peut-on retenir 882 € comme budget énergétique pour un logement du quartier ?

Non, les 882 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé des logements diagnostiqués, et non au budget de chaque logement. La surface médiane de 45 m² ne décrit pas non plus tous les biens. Pour une vente ou une location, il convient d’examiner les estimations du DPE individuel. Les statistiques locales donnent un point de comparaison, sans garantir une dépense réelle.

Sources officielles

Comparer des devis gratuits